Veille professionnelle

La veille de Thibault – juillet/août 2026

Neurosciences

L’émerveillement agit sur notre cerveau : il affaiblit notre égo, renforce notre bien-être, aide à tisser du lien et stimule nos capacités d’apprentissage. Pour le cultiver, grimper un col de montagne n’est pas indispensable et de petits éléments du quotidien peuvent suffire.

GUION Anne, « Quels sont les bienfaits de l’émerveillement sur le cerveau ? », La Vie, 29 juillet 2026

Lorsque nous dormons, notre cerveau trie nos expériences pour n’en conserver que quelques-unes. Effacer certains souvenirs permet d’en clarifier d’autres plus pertinents. Ce travail, favorisé par un sommeil lent et profond, conditionne notre mémoire, notre créativité et la consolidation de nos apprentissages. Plus de détails à retrouver ici.

Une étude menée sur des souris et publiée dans Sciences en juillet dernier laisse penser que la mémoire ne dépend pas du renforcement de certaines connexions neuronales mais d’une « trace fondamentale » stockée par des groupes de synapses situées dans l’hippocampe.

FAVROT Axel, « Des souris conservent la mémoire malgré la perte de connexions neuronales », Le Monde, 14 août 2026

Apprentissage et mémoire

Si notre activité cérébrale reste la même avec un livre ou un livre audio, notre assimilation du contenu est néanmoins meilleure avec la lecture qu’avec l’écoute. En effet, la première nous permet de mieux décrypter un contenu organisé, en revenant sur une phrase ou un passage complexe si nécessaire, et de lui porter davantage d’intérêt. L’article complet est à retrouver ici.

Le neuroscientifique et champion du monde de mémoire Boris Nikolai Konrad propose dans cet article trois stratégies pour consolider ses capacités mémorielles. 

Bien-être et santé mentale

Le ministère de l’Enseignement supérieur a ouvert un numéro d’écoute pour les étudiants, le 3040, le 1er juillet. Il leur permettra d’être mis en relation avec des psychologues, des éducateurs ou encore des juristes. Plus d’infos ici.

Une enquête menée en 2005 à l’Université de Lille révèle que plus de la moitié des étudiants de première année présentent une vulnérabilité physique ou psychologique. Pour contrer cette tendance, une solution consiste à développer l’activité physique sur les campus universitaires, mais surtout à adapter celle-ci aux besoins particuliers des différents étudiants. L’article est disponible sur le site de The Conversation.

Méthodes de travail

L’effet Mozart, hypothèse selon laquelle l’écoute de musique classique améliore la mémorisation et le traitement de nouvelles informations, est une stratégie souvent adoptée par les étudiants pour favoriser le maintien de leur concentration. Mais la musique n’apporte aucune garantie en ce sens. Elle peut certes servir à se motiver ou agir comme une récompense, mais les paroles restent une source de distraction. Plus d’informations à retrouver ici.